Par opposition à la dimension exotérique des traditions religieuses, l’ésotérisme, mot d’origine grecque qui signifie "intérieur", "caché", a toujours une dimension initiatique. C’est une pratique qui relève d’un enseignement caché, soit à l’intérieur d’une organisation initiatique soit auprès d’un maître spirituel. L’ésotérisme est tout d’abord représenté par des courants mystiques et spirituels de toutes les grandes religions (soufisme, kabbale, mystique chrétienne, etc...) mais il intègre également des traditions hors religion. Nées dans l’Antiquité et inspirées de l’Egypte ancienne, ces traditions désignaient habituellement des enseignements réservés à un petit nombre d’initiés, notamment au sein des Mystères, par exemple les Mystères d’Éleusis. Elles renaissent en Occident à la Renaissance à travers divers courants : l’alchimie, la Rose-Croix, un ordre hermétiste chrétien légendaire, les hautes grades de la franc-maçonnerie, l’occultisme ou encore la société théosophique, une doctrine ésotérique orientaliste inspirée de l’hindouisme et du bouddhisme. On retrouve cet héritage ésotérique dans le courant du New Age qui s’est développé depuis les années 60 et propose une vision syncrétique des religions.
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